Pour fêter le 60e anniversaire de La Vie Mancelle & Sarthoise, le numéro de décembre 2019 vous proposera 80 pages et un thème original
 
Vendredi 24 janvier 2020
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VMS NUMÉRO 463
Décembre 2019

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"Les ronds dans l'eau"
Hervé Commère
Éd. Fleuve Noir
Attention : talent ! Dans les années 1960, cinq petites frappes venues de France soutirèrent un million de dollars à un parrain de la côte Est des États-Unis. John Castano, puis son frère après lui, ne retrouvèrent jamais le gang évaporé aux quatre coins de l'Hexagone. Serveur à Rouen dans un bar, Yvan vit seul et désabusé. Jusqu'au jour où Gaëlle, son ancien amour, réapparaît dans sa vie, mais par le biais du petit écran, dans une émission de télé-réalité. Quand elle annonce à la France entière qu'elle lira en direct les lettres qu'il lui a écrites, Yvan se rend à Rennes et projette de les récupérer au cours d'un cambriolage. A partir de deux histoires d'époques distinctes mais qui s'entremêlent, Hervé Commère tisse sa toile. Dans ce polar sombre, tout l'art consiste à ce qu'elles aboutissent pour n'en faire plus qu'une. Mais la partie intimiste du roman, au cours duquel Yvan livre ses états d'âme sur la solitude, les amours perdues, tout ce qui conduit à la désillusion humaine, est à elle seule un beau morceau de réflexion et d'écriture. Sans compter le renversement de situation ou comment le grain de sable grippe la machine pour que la vérité soit rétablie. Excellent roman d'un auteur qui confirme. 18 €.
Les ronds dans l'eau (Hervé Commère)

"Le Mans de A à Z" "
Thierry et Manon Dehayes
Éd. Alan Sutton
Pour la première fois de sa carrière littéraire, l'auteur désormais bien connu, au moins dans le paysage des écrivain sarthois, a fait "travailler" Manon, sa fille cadette. Nul doute qu'aux commandes du déclencheur de son appareil numérique, l'adolescente contributrice a dû se sentir pousser les mêmes ailes que son condisciple, inscrivant son nom dans les colonnes de cette rubrique. Les chats ne faisant pas des chiens, le père respectif de ces enfants n'est pas peu fier non plus de propulser sa progéniture sur le devant de la scène locale, en toute modestie et simplicité ! Quant à Thierry Dehayes, toujours professeur agrégé de Lettres et enseignant comme tel au lycée Sainte-Croix du Mans, il revient dans sa ville natale, après quelques escapades du côté de chez Pagnol. Avertissement : en aucun cas il ne propose un livre exhaustif de ce qui compose Le Mans. Impossible, d'ailleurs, à concevoir. En revanche, à partir de chaque lettre de notre alphabet, l'auteur s'est fixé comme exercice de décrire quelques traits de ce que sa cité lui évoque, sous un jour original, méconnu, voire disparu. Comme toujours, l'écriture est précise et riche. Le format de l'éditeur, avec une large place habituelle à l'iconographie, contribue à la nervosité et installe le dynamisme que requière cette visite. Un petit bouquin plaisant à se procurer avant qu'il ne soit épuisé ! 16 €.
Le Mans de A à Z
 (Thierry et Manon Dehayes)

"Le dernier maître"
Sébastien Allard
Éd. Publibook
En attendant la parution prochaine d'une nouvelle tranche de sa vie bien remplie, Sébastien Allard nous livre un nouvelle opus. Tout en sensibilité, Le dernier maître, raconte l'histoire parallèle d'un chiot et d'un petit garçon qui, théoriquement, n'auraient pas pu se croiser. Sauf que la vie est truffée de ces rencontres improbables entre les êtres, animaux ou humains. Né dans un chenil qui pratique l'élevage de bergers allemands à destination de l'armée, Igor est très vite séparé de sa mère et rompus aux exercices militaires canins. Mais au bout de dix ans, l'animal est systématiquement réformé, par une méthode expéditive. Olivier est le cadet de deux enfants élevés seuls par leur mère dans la banlieue parisienne. Il n'aime pas l'école et souffre en silence de l'absence du père, jusqu'à ce que sa mère accède à son envie d'adopter un chiot. Quelques temps après, la maman refait sa vie avec Jean qui propulse littéralement l'enfant vers l'âge adulte, projet de vie à l'appui : il deviendra maître-chien. Tantôt Olivier, tantôt Igor, l'auteur se glisse dans la peau de ses personnages pour leur prêter un type de réflexions peu usuel sur le comportement humain. Car sur le fond, c'est bien de notre rapport à l'animal que le romancier souhaite entretenir le lecteur. Et ce n'est pas sans résultat, en fin de compte. 16 €.
Le dernier maître (Sébastien Allard)

"La condamnation de la petite église au Mans en 1804" "
Thierry Trimoreau
Association Notre-Dame Saint-Joseph, Fresnay-sur-Sarthe
"D'où vient la Petite Église et quelle est-elle ? Bien peu, en vérité, en connaissent les fondements et c'est tout le mérite de Thierry Trimoreau que de se pencher sur cette tranche peu connue de l'histoire ecclésiastique de notre pays. Il nous faut remonter en 1801, à l'époque du Concordat, fruit d'une négociation plus que laborieuse entre le pouvoir, incarné par le Premier consul Bonaparte et la curie romaine. Pragmatique avant tout, il s'était rapidement rendu compte que pour avoir la paix intérieure, il devait revenir sur les lois anti-religieuses inspirées par le fanatisme révolutionnaire". Elle passe par un Concordat qu'une frange de la population chrétienne n'admet pas davantage que l'autorité de l'État en la matière. Non seulement il s'agissait pour les fidèles de gommer le passé révolutionnaire, mais plus encore de revenir aux pratiques de leurs pères sous l'Ancien régime. "La Petite Église n'a pas d'autre source". 5 €.
La condamnation de la petite église
au Mans en 1804
 (Thierry Trimoreau)

"Les étés meurtriers" "
Jérôme Chapuis et Yaël Goosz
Éd. Plon
Truculent : Qui parmi nous, innombrables vacanciers alternatifs aux travailleurs de garde dans les entreprises, peut imaginer que la vie politique ne s'arrête jamais ? Pourtant, pendant que nous barbotons béatement ou que d'autres cheminent en randonnée, des réseaux se tissent, des liaisons sous-marines s'opèrent, des ententes plus ou moins cordiales se nouent dans notre dos de contribuables amenés à voter l'an prochain pour élire un président qui, probablement, ne changera pas grand chose à l'affaire. Sous-titré "Les politiques ne prennent jamais de vacances", le livre ne manque pas de piquants, puisqu'il en est plusieurs ! Les auteurs s'en sont donné à coeur-joie pour rapporter aux pékins que nous resteront les multiples remous de ce qui constitue le "Gala" de la vie politique française. Après un passage à Europe 1, Jérôme Chapuis est, à 34 ans, rédacteur en chef adjoint sur la chaîne d'informations en continu I-télé. Sarthois et âgé de seulement 31 ans, Yaël Goosz est grand reporter au service politique de RTL. Ce qui ressort de la très sérieuse étude de fond de l'ensemble de leurs dossiers, c'est le plaisir évident que le tandem a éprouvé dans l'écriture à quatre mains de ce roman feuilleton qui ne s'arrête jamais ! Un livre imposant qu'il eût été jubilatoire de lire au cours de ses vacances ternies par un climat peu amène, pour peu qu'on en ait eu connaissance. Il y a du Canard enchaîné là-dedans ! 20 €.
Les étés meurtriers
 (Jérôme Chapuis et Yaël Goosz)

"Le sourire macabre"
Sophie Adonon
Éd. Amalthée
Louis et Maëlys Cossan semblent mener une vie de couple auquel tout sourit... jusqu'à ce qu'un coup de téléphone du directeur d'école de leur fils unique, envoyé faire ses études en France, bouleverse cet univers. Tandis que le Quai des Orfèvres poursuit ses investigations côté français, le commissaire Lionel Aza s'occupe de mener l'enquête à Cotonou. Aidé d'une mère omniprésente, authentique princesse tribale, il démonte peu à peu le mécanisme d'une habile machination et remonte jusqu'au coupable. Sophie Adonon a 46 ans et elle est originaire du Bénin. Passionnée de littérature française, elle vit en France, au Mans, depuis 1983. Titulaire d'une maîtrise en droit privé, elle publie ce premier roman de genre policier mais à la sauce africaine, et il ne manque pas de piquant. Car tous les ingrédients du polar sont réunis et forment une bonne histoire qui tient la route. L'écriture simple va droit au but et ne s'encombre pas de fioritures qui pollueraient le côté exotique et agréable du livre : ça change ! Et pour couronner le tout, l'auteur, a priori prolifique puisqu'un second volume vient de paraître, sera en dédicace à l'occasion de la prochaine édition de la 25e Heure du livre. 5 €.
Le sourire macabre (Sophie Adonon)

"Je suis Cathare - Tome 4"
Pierre Makyo et Alessandro Calore
Éd Delcourt
En 1310, une traque sourde est engagée par l'Église contre les hérétiques cathares. Parmi ceux que l'on nomme les Parfaits, Guilhem Roché fait figure de Parfait au-dessus des Parfaits. Opposé à son frère pour l'amour de Nita, Guilhem doit faire face à de multiples querelles et combattre de sournois ennemis. "La légèreté du monde" est le quatrième et dernier tome de ce cycle "Je suis Cathare". Il nous emmène dans une nouvelle lutte contre l'injustice et une quête de la vérité. Toujours à la recherche de celle qu'il aime, Guilhem affronte trois frères particulièrement dévoyés et qui ont enlevé la jeune femme pour leur père atteint de folie. Accompagné d'alliés improbables, le héros réussit à prendre le château-prison de ses ennemis et à rendre leur liberté à des femmes enlevées qu'on croyait perdues. Dessinateur, scénariste, cinéaste du sud Sarthe, Pierre Makyo propose une fin heureuse à cette histoire noire et compliquée. Il laisse de côté la grande Histoire qui vit l'extermination des chevaliers pour se concentrer sur son roman. On murmure que ce boulimique de travail est depuis longtemps passé à autre chose : actualité à suivre ! 13 €.
Je suis Cathare - Tome 4 (Pierre Makyo et Alessandro Calore)

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