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Les Bollée

Ernest Sylvain (1814-1891), Amédée père (1844-1917), Amédée fils (1867-1926), Léon (1870-1913)

Quand le Lorrain Jean-Baptiste Bollée vint dans le Haut-Maine couler des cloches à Pontvallain (1742), Saint-Antoine-de-Rochefort (1743), Mézières-sous-Ballon (1745) … pouvait-il imaginer que sa lointaine descendance connaîtrait la gloire dans le futur département de la Sarthe ?




Cloches fabriquées dans la fonderie Bollée au milieu du XIXesiècle.
Documents Gérard Bollée. La Vie Mancelle & Sarthoise n° 382

Ernest Sylvain Bollée pensait s’installer en Anjou mais sa demande fut refusée. La construction de la ligne ferroviaire joignant Paris à la Bretagne attira son attention et il choisit Le Mans. Il reçut l’accord du préfet de la Sarthe, en 1842.

En raison de l’avance prussienne, au cours du conflit de 1870-1871, les Bollée se replièrent sur Nantes. Là, Amédée père (fils d’Ernest Sylvain) eut des contacts avec Lotz, le constructeur de locomotives routières. Amédée en décela les multiples inconvénients et dans son esprit germèrent des solutions qui débouchèrent sur la réalisation de son grand œuvre, L’Obéissante. Pourquoi ? son poste de pilotage à l’avant, disposant d’un volant de direction, permettait de découvrir la route et ses embûches. De plus, ses roues directrices ne parcouraient pas le même trajet car s’orientant selon une géométrie exacte, elles donnaient un équilibre exceptionnel. Mais encore une suspension pour chaque roue... Après L’Obéissante, plusieurs types d’automobiles virent le jour comme La Mancelle.


L’Obéissante, due à Amédée Bollée père, la première automobile au monde.


Sur cette vue de 1923, il semblerait que l´Obéissante se trouve devant la Banque de France au Mans. Au volant Amédée Bollée fils.
Documents Gérard Bollée. La Vie Mancelle & Sarthoise n° 382

Amédée père se rendit compte rapidement que le moteur à explosion avait un bel avenir. Ainsi, ses deux enfants Amédée fils et Léon se lancèrent dans cette voie avec succès.

Le premier se concentra sur des automobiles de grande qualité, produites à quelques dizaines d’exemplaires, pour un ensemble total atteignant 250 à 300 véhicules, le plus souvent vendus à des familles aisées de l’Ouest de la France.

Le second connut le succès dans d’autres domaines, comme avec son extraordinaire machine à calculer (toujours visible au musée des Arts et Métiers). Léon se lança d’abord dans la fabrication de voitures à trois roues, bien peu confortables mais extrêmement maniables, les fameuses Voiturettes. Paul Jamin, industriel et ami de la famille, remporta deux des trois grandes épreuves au monde courues en 1897 avec l’une d’elles.

Par la suite, ses grosses voitures sortirent en grandes quantités, pour l’époque. Ainsi, son type G fut-il produit à plus de 600 exemplaires.

La Première Guerre mondiale entraîna un bouleversement aussi dans le domaine de l’automobile. La grosse voiture de luxe montée à la main fit place à de bien plus petits véhicules produits à la chaîne. Amédée fils abandonna la voiture pour des segments de moteurs, fort réputés.


Jean-Pierre Delaperrelle


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